Created in 2010 by the Sci-Fi Club of New Caledonia, the SCIFIMAGES exhibition presents each year original pictures
made after Science-Fiction and Fantasy books.

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vendredi 22 juin 2012

L'impression des oeuvres numériques


De nombreuses oeuvres de l'exposition Scifimages sont natives au format numérique, c'est à dire qu'elles sont créées sur ordinateur, sans passage par une feuille de papier ou un crayon. Pour les exposer dans leur format natif, il faudrait pouvoir les montrer sur un écran, ce qui nous pose un problème logistique, en tant qu'organisateurs.

Il faut donc chaque année imprimer ces oeuvres, ce qui pose d'autres problèmes. Tout d'abord les couleurs utilisées par les illustrateurs sur leurs ordinateurs ne peuvent pas toujours être imprimées, car le spectre des couleurs disponible sur un écran est beaucoup plus grand que celui des couleurs imprimables. A charge ainsi de l'illustrateur de ne travailler qu'avec des couleurs imprimables.

Ensuite, il faut savoir que la même oeuvre, vue sur différents écrans, ne montrera pas les mêmes couleurs si tous les écrans ne sont pas calibrés de façon identique. Ce calibrage des écrans, qui devrait en théorie être fait régulièrement par tous ceux qui travaillent dans le graphisme numérique, est aussi une étape importante.

Il y a enfin le problème technique de l'impression elle-même, dont le rendu final dépend du type d'imprimante, de papier et d'encres utilisées. 

A un autre niveau, que vaut l'impression d'une oeuvre numérique, que l'artiste peut reproduire à l'infini, comparé à un dessin original, qui n 'existe qu'en un seul exemplaire? Cette question a été très vite posée par le marché de l'art, qui donne une valeur financière à toute chose artistique. "Ce qui est rare est cher". C'est ainsi que de nos jours, afin de donner une valeur aux impressions des oeuvres numériques, celles-ci sont tirées en nombres limités, numérotés et signés par les auteurs. 

Pour certifier à l'acheteur que les séries sont bien limitées et le rassurer sur la valeur de son achat, des labels ont été créés. On parlera ainsi "d'estampe numérique". 

Parmi ces labels, il y a la Digigraphie (pour en savoir plus à ce sujet, voir l'article de l'année dernière qui se trouve ici). En résumé toute oeuvre comportant le label "Digigraphie" sera certifiée comme imprimée en série limitée, sur un papier et avec des encres ayant une excellente tenue à long terme. 

En Nouvelle-Calédonie, nous avons la chance d'avoir un laboratoire de Digigraphie, et cette année encore, la plupart des impressions de l'exposition Scifimages seront faites chez notre partenaire,  l'entreprise Photex. Ceci car d'après nous il font partie des rares à comprendre les différents problèmes posés par l'impression des couleurs, et à mettre à disposition des matériaux d'impression de qualité. 

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Selon le choix des auteurs, toutes les oeuvres ne seront pas labellisées Digigraphies, mais la plupart utiliseront les mêmes matériaux, d'excellente qualité, demeurant de fait des "impressions d'art". 

mercredi 13 juillet 2011

Impressions numériques, digigraphies et conservation

Comme l'année précédente, le Sci-Fi a renouvelé cette année un partenariat avec l'entreprise Photex. La raison principale de ce partenariat réside en la qualité des impressions effectuées par ce laboratoire photographique. Et ce que j'entends particulièrement par qualité, c'est la résistance des matériaux à long terme.



Il se trouve que ce laboratoire est le seul de Nouvelle-Calédonie, et un des rares dans le Pacifique à faire des Digigraphies (je ne suis même pas sûre qu'il y en ait en Australie). 

Petit rappel au sujet de la Digigraphie:
La Digigraphie® est un label technique mis au point par le groupe Seiko Epson en 2003. Ce label garantit une impression réalisée par une imprimante professionnelle Epson Stylus Pro, avec des encres UltraChrome™ et UltraChrome™ K3, sur un papier certifié. Chaque tirage est authentifié par un numéro et une signature, estampillé et accompagné d'un certificat. Cette technique permet de produire (pour les oeuvres créées numériquement, photos ou peintures) ou de reproduire des oeuvres d'art en séries limitées. 

L'existence de séries limitées et numérotées donne aux tirages une valeur ajoutée, mais ce qui m'intéresse beaucoup dans ces impressions, c'est le nombre de tests de vieillissement effectués tant sur les papiers certifiés que sur les encres, et qui montrent une très bonne résistance et tenue dans le temps (les détails au bas de cette page pour ceux que ça intéresse: http://www.digigraphie.com/la-digigraphie-expliqu%C3%A9e/technologie-et-supports.htm).

 
En résumé, une impression utilisant des encres UltraChrome™ sur du papier certifié (Arches® Digital ou Canson® Montval Torchon 280 g/m²), subissant 450lux par jour à raison de 12h par jour durera une soixantaine d'années, avant de percevoir à l'oeil une perte de densité de couleur, une variation des tons, ou une perte de saturation.

Evidemment, et c'est valable pour tous les papiers, toutes les impressions et toutes les oeuvres d'art, pour garantir leur conservation, il faut éviter de les exposer à la lumière du jour (qui dégage bien + de 450lux), aux rayonnements ultraviolets, et aux éventuels contaminans atmosphériques (pollution, matériaux acides d'encadrement etc..). 

Alors je ne dis pas qu'il n'y a pas d'autres méthodes d'impression et d'autres encres très stables, mais la qualité offerte par la Digigraphie est issue d'une recherche poussée et garantie. Sachant qu'il n'est pas non plus besoin de labelliser ses impressions en tant que Digigraphies pour bénéficier d'une impression sur papier certifié avec des encres UltraChrome. 

En ce qui me concerne, je suis convaincue, et vous?

mardi 12 juillet 2011

Flyer 2011

Et voici le flyer de l'exposition, offert par le laboratoire de photographies et d'impressions numériques Photex.
Il sera disponible dès vendredi dans toute la galaxie (et même au-delà..)